Le JPC : Principes

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Par rapport à un jeu de diplomatie ou de stratégie classique, le jeu par correspondance (JPC) possède quelques caractéristiques particulières qui font que de nombreux joueurs considèrent cette forme de jeu comme la plus interessante qui soit.
Tout d'abord, comme son nom l'indique, le JPC fait appel à la voie postale (ou parfois au Minitel ou au courrier electronique) pour le transfert des ordres, et le plus souvent à l'ordinateur pour la résolution des tours.
Pour les jeux conçus spécifiquement en vue du JPC, cela permet entre autres choses d'inclure dans chaque partie un nombre de joueurs qui dépasse largement celui des jeux classiques (où la demi-douzaine constitue une limite de jouabilité rarement dépassée), la moyenne se situant vers 10-20 en France pour dépasser dans certains cas les quelques centaines.
Ensuite, chaque joueur ne dispose que d'informations limitées sur l'univers servant de cadre au jeu, certains points pouvant se révéler au fur et à mesure de l'avancement de la partie.
Enfin, l'ordinateur présidant au traitement des ordres, cela élimine normalement tout risque de discussions interminables sur des points de règles, et on peut être assuré que tout joueur se trouvant dans une situation donnée sera (mal)traité avec la même impartialité.
Un tour de jeu peut généralement se diviser en 4 phases :

  1. le joueur reçoit les informations sur sa position et ce qui s'est passé lors du tour précédent ;
  2. en fonction de ces résultats, il prend contact ou non avec d'autres joueurs (phase diplomatique) ;
  3. il rédige ses ordres puis les expédie à l'arbitre ;
  4. les ordres sont entrés dans l'ordinateur, traités, et les résultats envoyés aux joueurs.

Et cela dure ainsi jusqu'à la fin de la partie ou jusqu'au retrait du joueur.
L'expédition des ordres doit se faire impérativement avant une date limite fixée à chaque tour, l'intervalle entre deux tours pouvant varier grandement suivant les facteurs mis en cause (compléxité du jeu, avancement de la partie, contraintes dues aux services postaux, ...).
Les ordres parvenant à l'arbitre après la date limite ne peuvent pas se voir traiter pour le tour, aussi il convient d'être extrèmement prudent, et de procéder de préférence à l'expédition au moins 3 jours avant la date fatidique.